L’essai « 55 ans de vie constitutionnelle au Togo » officiellement lancé

L’essai « 55 ans de vie constitutionnelle au Togo » de M. Madi Mohamed Djabakaté, paru aux éditions Awoudy est officiellement lancé. Préfacé par M. Edem Kodjovi Dotche, Officier des droits de l’homme à la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafrique (MINUSCA),

cet ouvrage de 194 Pages se propose comme un « dépoussiérage des constitutions togolaises que l’élite intellectuelle et la classe politique ont fait le choix de masquer ».

« L’idée fondamentale que nous devons retenir de cette œuvre est que le Togo a déjà essayé quatre constitutions. Nous sommes à la quatrième république qui elle-même a été toiletté. Alors il y a lieu de réfléchir aujourd’hui, si nous devons aller à une nouvelle république qu’est-ce que cela implique ? Si nous voulons nous projeter à une nouvelle république, qu’est-ce que nous pouvons avoir comme concession et comme projection (…) » a indiqué Mohamed Madi DJABAKATE.

Pour l’Auteur, « la révision de la constitution doit se faire dans l’intérêt du peuple et pour le peuple. Pour répondre à cela, la prochaine constitution togolaise devra regorger en son sein les cinq caractéristiques suivantes : la limitation des mandats au niveau de toutes les institutions de la république, l’encadrement du pouvoir politique, la consécration de l’Etat de droit, la consécration du régime parlementaire et la constitutionnalisation de la CENI ».

Selon l’ancien Premier Ministre, Joseph Kokou Koffigoh, Ecrivain et Poète, ce qui est intéressant dans l’ouvrage est que l’auteur a traité également les institutions d’appui à la démocratie. « Vous savez que sous l’égide de la quatrième république, depuis la constitution de 1992, il y a un certain nombre d’institutions qui ont été prévues pour accompagner le processus de la démocratie notamment la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication (HAAC), la Cour des Comptes et bien d’autres. L’auteur a parlé de ces institutions et aussi, il a lancé une piste de réflexion sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Il est parti du passé pour revenir à l’actualité et donner ses idées sur cette question qui agite l’opinion publique togolaise depuis un moment», a fait savoir Joseph Koffigoh qui affirme que, cette œuvre est utile à chaque togolais.

Il faut noter que, la cérémonie de dédicace « de l’ouvrage 55 ans de vie constitutionnelle au Togo » a lieu le samedi 2 juillet dernier à Lomé sous le parrainage du Centre pour la Gouvernance Démocratique et la Prévention des Crises (CGDPC).

Pour M. Kodjogan Adjéoda AMOUZOU, Directeur Exécutif du CGDPC, cet ouvrage est « à vocation pédagogique et à valeur citoyenne ». « La constitution est notre affaire à nous tous. Son état de santé impacte aussi bien l’étalage des tomates que le fonctionnement de la Cour des comptes ou de la HAAC. Aussi chaque citoyen a-t-il le droit indéniable de penser et de repenser son bon fonctionnement qu’on soit profane ou érudit », a-t-il indiqué.

La cérémonie de dédicace du livre a été entre autres marquée par une communication et débats sur le thème « les nouveaux défis de la construction et de l’appropriation du droit constitutionnel : réflexions sur la nécessité d’une résolution des tensions politiques à travers une révision constitutionnelle ». La communication a été animée par MM. Joel Kossivi Abalo , Doctorant en droit public à l’Université de Poitiers, Secrétaire Général du Club Citoyen et Bodelin Bodi Banche, Auteur, Chroniqueur Freelance , Formateur en Education Civique et Politique.

M. Mohamed Madi Djabakaté est Expert des affaires Politiques, Paix et Sécurité et Président du Centre pour la Gouvernance Démocratique et la Prévention des Crises (CGDPC).  L’auteur est à son troisième ouvrage. Ses deux premiers essais ont notamment pour titre « le rôle de la Cour Pénale internationale en Afrique » et « l’Autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat ». M. Madi Djabakaté prévoit une nouvelle production d’ici six mois.

Hélène Doubidji

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